...le service minimum en cas de grève.
C'est en tout cas ce que semble penser le ministre de l'Education Nationale, Xavier Darcos.
Il a en effet demandé dans une circulaire, aux recteurs et inspecteurs d'académie, de mettre en oeuvre cette réforme avec les mairies volontaires lors de la grève du 24 janvier, dans les écoles maternelles et élémentaires.
Le financement de ce dispositif sera assuré par l'état avec l'argent des retenues sur salaire de ces vilains enseignants.
Notons quand même que nous (Et oui, je suis un de ces mauvais élèves privilégiés de la République) ne sommes pas payés les jours de grève, comme le croient ceux qui écoutent trop les mauvaises langues.
Monsieur Darcos oublie donc de se pencher sur les problèmes récurrents de l'Education Nationale: remplacement des enseignants en cas de maladie, prise en charge des enfants en difficultés, médecine scolaire en voie de disparition, charge de travail et heures supplémentaires non payés en augmentation (Et oui, chez nous, nous n'avons, ni heures supplémentaires rémunérés -l'esclavage existe toujours en france- ni RTT, ni treizième mois), problèmes de violences enfantine et parentale, et j'en passe , et des meilleures.
Mais ce gouvernement a décidé de faire dans la communication et de montrer du doigt une certaine partie de la population, dont les fonstionnaires, et tous les moyens sont bons pour les dénigrer.
Mais ce qui est plus grave, c'est qu'à travers ces attaques répétées contre la fonction publique et les sociétés nationales (SNCF, EDF, etc...), on voit poindre le démantèlement du secteur public.
Dernier coup de griffe en date, ce matin, lors de la conférence de presse de Sarkozy, l'annonce de la suppression de la publicité sur les chaines publiques de télévision.
Du coup, les actions de TF1 et M6 sont remontées en flèche à la bourse de Paris.
Il faut dire, que, ni vous, ni moi, ne sommes cul et chemise avec le monarque comme messieurs Bolloré et Bouygues.
Et cela doit sûrement compter dans les annonces gouvernementales.