
Vachery: se dit d'un acte, se déroulant au salon de l'agriculture, dénué de bienséance envers le public qui attend que se déroule devant ses yeux l'esclandre attendu.
Or, cette année, point de psychodrame dans la plus grande ferme du monde.
La faute aux vaches qui avaient reçu des consignes strictes de la part des sévices secrets de l'Elysée pour ne pas meugler mot au passage du président de la république.
La faute aux agriculteurs auquels on avait promis l'abandon de la politique agricole commune par la France si jamais un de leur bovidé (Et oui, les vaches, moutons et chèvres sont tous des bovidés) dégazait au passage de l'auguste visiteur.
La fautes aux micros des journalistes qui avaient été programmés pour ne pas poser de questions qui auraient pu faire sortir de ses pauvs' gonds notre Sarkozy national.
La faute au choeur de l'UMP qui a empêché les poules de pondre pendant un long moment aux cris de "nique haut, là", embêtés qu'elles étaient par les coqs en chaleur.
La faute enfin à Sarko 1er lui-même qui pour éviter tout risque de contamination par un OGM verbal et malgré l'enjambée réduite de ses courts membres inférieurs (restons dans le lexique animal: au salon de l'agriculture, c'est plus appoprié) avait préféré adopter une marche militaire, au rythme plus proche de son footing quotidien que de la marche funèbre.
Sarkozy, aujourd'hui, c'était plutôt "cache-toi..."!
Quelle vachery!