
Pesée du coeur
Comme dans l'Egypte antique, où Pharaon était mis dans les meilleures conditions pour son voyage dans l'au-delà, et que la balance penchait toujours du bon côté, les puissants de notre monde moderne sont avantagés dans leur vie comme dans leur mort.
Deux exemples récents viennent nous le rappeler.
Le premier concerne les propositions de béatification de Jean-Paul 2 et de l'abbé Pierre.
Dans le cas du pape, l'église catholique s'est empressé de commencer le processus devant conduire à son statut de "Bienheureux". Par contre, le pauvre abbé devra attendre: pour le moment, ce n'est pas à l'ordre du jour.
Or, qu'a fait, dans sa vie, le maitre du Vatican qui justifie ce traitement de faveur?
Rien de plus que le prêtre des pauvres. Et même beaucoup moins pour soulager les souffrances des hommes. Il n'a pour lui que le fait d'être riche et puissant.
Le deuxième exemple concerne le traitement par la police de l'affaire du vol du scooter du fils du ministre de l'intérieur et candidat à l'élection présidentielle: j'ai nommé Nicolas Sarkosy.
L'utilisation de l'ADN n'étant pas d'un usage fréquent pour élucider des délits de ce type. Mais, bien sûr, la balance a penché du côté du détenteur du pouvoir. Les pauvres motards n'ayant qu'à faire le travail des forces de l'ordre, sensées les protéger, s'ils veulent retrouver leur propre deux roues.
Quand donc l'égalité entre les hommes sera-t-elle enfin appliquée?